Alors que plusieurs villes du Royaume connaissent des tensions ponctuelles sur l’approvisionnement en produits pétroliers, les autorités ont pris des dispositions spécifiques concernant le carburant aviation. Un avis officiel aux navigants (NOTAM), référencé A0080/26 et émis par la région d’information de vol marocaine (GMMM), impose désormais aux compagnies aériennes internationales desservant le Maroc d’adapter leurs plans de ravitaillement avant le départ.
Ces mesures, obligatoires dans le cadre du système d’avis de navigation aérienne de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), visent à préserver les stocks nationaux de kérosène tout en évitant des perturbations majeures du trafic aérien. L’objectif est d’assurer la continuité des vols, y compris dans les situations d’urgence, et de limiter les contraintes pour les appareils dont l’autonomie ne permet pas d’emporter des volumes importants de carburant.
Les nouvelles dispositions, valables du 7 au 13 février, s’appliquent à l’ensemble des vols à destination du territoire marocain, qu’il s’agisse de liaisons commerciales régulières, de vols charters ou de transport de fret. Elles interviennent alors que les autorités de tutelle assurent que l’approvisionnement global du marché national demeure sous contrôle, grâce à une coordination renforcée avec les acteurs du secteur énergétique.
Un protocole différencié a été mis en place selon les caractéristiques techniques des aéronefs. Les exploitants d’avions gros-porteurs sont ainsi invités à embarquer la quantité maximale de carburant possible depuis leur aéroport de départ, dans le strict respect des normes de sécurité aérienne et des limites de poids autorisées à l’atterrissage.
En revanche, les exigences sont plus strictes pour les avions moyen-courriers et les appareils à fuselage étroit. Les compagnies opérant ce type d’aéronefs doivent recourir au « fuel tankering », un mécanisme consistant à transporter suffisamment de carburant pour assurer le vol aller et le retour, afin de réduire au minimum le ravitaillement dans les aéroports marocains durant la période concernée.
Le ravitaillement sur le territoire national reste néanmoins autorisé, mais uniquement à hauteur du strict minimum requis par les protocoles de sécurité, afin de garantir un décollage et une poursuite de vol en toute sécurité. À travers ces mesures temporaires, les autorités entendent concilier sécurité aérienne, continuité du trafic et préservation des stocks énergétiques stratégiques du Royaume.


